Fête de l’Europe
« J’entendais il y a quelques jours une ministre – aguerrie aux sujets européens- évoquer les « polycrises », les « guerres hybrides » dans lesquelles nous sommes engagés.
Ces mots quand même nouvellement apparus dans notre vocabulaire, peu rassurants, disent assez de la situation géopolitique et climatique actuelles.
Une autre ministre, récemment venue en Mayenne, m’expliquait à mi-mots combien l’influence de la France était en perte de vitesse… L’Indo-pacifique, on le sait, ne va que croître en part de PIB…
La ministre racontait aussi avoir dû remettre en place, avec fermeté, un correspondant, arrogant, « de l’administration Trump » qui s’était comporté « comme un cow-boy »…
Ce sont ses mots.
Inutile de dire comme l’Europe est plus que jamais une boussole dans ce monde en perte de repères.
Un modèle précieux, à défendre, bâti par nos prédécesseurs – qu’il s’agisse de la qualité de sa production agricole ; de son approche éthique en termes d’IA générative ou du droit d’auteur.
Un modèle qui doit gagner en cohérence, notamment pour assurer une défense commune, enjeu devenu hélas plus prégnant dans un monde où l’on foule aux pieds la Paix un peu plus chaque jour…
Un modèle solidaire aussi ; l’Espagne et le Portugal, pays du sud parfois regardés de haut par les pays du Nord sont devenus par leur taux de croissance, et malgré le contexte des nouvelles contraintes douanières, les locomotives de de la croissance européenne.
Je n’en dirai guère plus mais… n’oublions jamais ce que l’Europe a apporté à ses 450 millions d’habitants ; qu’il n’y pas si longtemps il était difficile de vivre ensemble ; qu’ il fallait changer de monnaie à chaque frontière… perdre du temps pour passer la douane.
C’est ce que rappelait d’ailleurs Pierre-François Veil, le fils de Simone, lors d’une de ses allocutions sur l’Europe.
Même s’il n’aimait pas toujours être associé à sa célèbre mère, il était difficile de ne pas l’évoquer aujourd’hui.
Belle fête de l’Europe à toutes et tous !
Bravo pour votre mobilisation !